Synthèse : L'étude comparative des _Précieuses ridicules_ et des _Femmes savantes_ révèle une cohérence critique essentielle dans l'œuvre de Molière, inscrite dans l'évolution du courant précieux du XVIIe siècle. L'auteur identifie la marquise de Rambouillet comme un point de départ, dont l'influence bénéfique sur les mœurs et le langage évolue vers une affectation croissante, catalysée par l'essor de figures comme Mlle de Scudéry et le succès des romans de l'époque. Molière ne se borne pas à railler les ridicules de détail des précieuses et des pédantes, il dénonce leur adhésion à une "philosophie" toute faite, soumettant à sa critique acerbe la morale, la science et la politique de ce milieu. L'étude décèle le paradoxe d'un féminisme qui, en exaltant l'amour tout en le réprouvant, engendre des figures insupportables telles qu'Armande, la coquette prude, et révèle une satire toujours actuelle contre les "fashion victims", les prétentions et les pédantismes de toutes les époques. En définitive, les _Femmes savantes_ apparaissent comme une comédie de la maturité, qui, selon l'auteur, décrypte un féminisme paradoxal.
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