Synthèse : Cyrano de Bergerac, œuvre éminemment intertextuelle, s’inscrit dans une tradition théâtrale foisonnante, tout en s’en démarquant. L’analyse révèle une parodie moins corrosive que celle d’Ubu roi, mais source d’un comique certain, notamment par la réécriture des codes précieux. L’originalité de la pièce réside dans sa capacité à «faire du neuf à partir de l’ancien», en mêlant les genres et en pastichant les formes théâtrales antérieures.
Ce mélange hétéroclite, qui emprunte à la comédie héroïque, à la tragédie classique, au drame romantique et au mélodrame, aboutit à une «comédie héroïque» où se côtoient l’héroïsme, le comique, le pathétique et le mélodramatique. Si Cyrano incarne une lutte anticonformiste, la pièce véhicule paradoxalement les valeurs de la Troisième République, oscillant entre hommage à la tradition et conformisme.
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