⇠ Henri Michaux - Qui je fus - La vie est courte mes petits agneaux - analyse

Henri Michaux - Qui je fus - Le Grand combat - analyse

     Page vue 50 fois, dont 6 fois ce mois-ci.

4 pages • Page 1 sur 4

Il l’emparouille et l’endosque contre terre ;
Il le rague et le roupéte jusqu’à son drâle ;
Il le pratéle et le libucque et lui baroufle les ouillais ;
Il le tocarde et le marmine,
Le manage rape à ri et ripe à ra.
Enfin il l’écorcobalisse.
L’autre hésite, s’espudrine, se défaisse, se torse et se ruine.
C’en sera bientôt fini de lui ;
Il se reprise et s’emmargine... mais en vain
Le cerveau tombe qui a tant roulé.
Abrah ! Abrah ! Abrah !
Le pied a failli !
Le bras a cassé !
Le sang a coulé !
Fouille, fouille, fouille,
Dans la marmite de son ventre est un grand secret.
Mégères alentours qui pleurez dans vos mouchoirs ;
On s’étonne, on s’étonne, on s’étonne
Et on vous regarde,
On cherche aussi, nous autres le Grand Secret.


Henri MICHAUX ; Qui je fus - Gallimard, 1927


   

Texte de Référence

Veuillez sélectionner un texte.