Synthèse : Pascal, héraut d'une vision janséniste, pourfend le "sot projet" montaignien de se peindre, condamnant ainsi l'entreprise autobiographique comme intrinsèquement viciée par l'amour-propre. L'autoportrait, selon Pascal, se heurte à la nature pécheresse du moi et à l'impossibilité de la connaissance de soi, renvoyant l'homme à son ignorance fondamentale. Or, le rejet de Montaigne se révèle, paradoxalement, comme un miroir où Pascal se projette, cherchant sa propre vérité dans les *Essais*. L'article met en perspective cette condamnation, soulignant le caractère antigénérique de l'œuvre montaignienne, tout en opposant l'humour de Voltaire, qui salue dans l'autoportrait une peinture de la nature humaine. L'écriture devient, pour Montaigne, un remède à la mort, et un legs précieux aux générations futures.
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