La Bruyère - Les Caractères - Ch XI, 7 (Ménalque) - analyse
Synthèse : Le portrait en mouvement de Ménalque dans la remarque 7 du Livre XI de La Bruyère se caractérise par une succession de saynètes illustrant l'étourderie du personnage à travers des méprises cocasses, quiproquos et dérèglements. La composition fondée sur l'accumulation de faits de distractions au Grand Siècle offre un tableau vivant de la vie quotidienne, tant à la Cour qu'en ville. L'apparence inachevée du portrait souligne l'inépuisable ridicule de Ménalque, renforçant l'esthétique de la surenchère comique. La série de méprises de Ménalque dans l'église, confondant un aveugle avec un pilier ou une pantoufle avec un livre de prières, crée un comique de répétition et de gestes, soulignant la confusion entre réalité et apparences. La virtuosité burlesque de La Bruyère se révèle à travers ce contre-modèle du classicisme, semant le désordre et la dissonance tout en dénonçant la confusion entre réalité et illusions.
Contenu réservé aux abonnés
Le contenu principal de cette analyse est réservé aux abonnés. Pour y accéder, veuillez vous connecter ou souscrire à un abonnement.