Synthèse : L'étude proposée analyse la conception sadienne du libertinage, le distinguant des approches de Crébillon et Laclos. L'auteur met en lumière la dimension philosophique et didactique du libertinage chez Sade, qui vise une «destruction didactique» des valeurs morales, s'appuyant sur le matérialisme pour légitimer les mœurs libertines. L'éducation, centrale dans «La philosophie dans le boudoir», est envisagée comme une corruption, menant à la jouissance et à l'impunité. Contrairement à Crébillon et Laclos, Sade propose une jouissance intellectuelle, privilégiant l'imagination et la philosophie. L'article souligne enfin que le libertinage sadien, loin d'être une simple affaire de mœurs, se révèle être une rhétorique, un système, interrogeant ainsi sa nature profonde et son inscription dans le contexte social et philosophique des Lumières.
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