Musset: Les Caprices de Marianne - I, 2 - analyse
Synthèse : Dans « Les Caprices de Marianne », Musset introduit, au sein de la comédie, un récit enchâssé par Hermia, la mère de Cœlio, qui interroge le spectateur sur sa fonction. Ce récit, narré sur un ton détaché, relate les amours de jeunesse d’Hermia, courtisée par Orsini puis par le père de Cœlio. Le jeune Orsini, éconduit, se suicide, tandis que le père, après avoir « changé de rôle », épouse Hermia.
Ce récit, par ses similitudes avec la situation de Cœlio, suscite l’inquiétude. Cœlio, comme Orsini, a recours à un intermédiaire, Octave, pour « faire agréer sa demande » auprès de Marianne. Le récit d’Hermia, en mettant en lumière les possibles trahisons et désillusions amoureuses, prépare le spectateur à un dénouement tragique, où Cœlio, persuadé d’être victime d’Octave, court à la mort. Cette mise en abyme de l’intrigue, bien que déjouée par la sincérité d’Octave, souligne l’ambiguïté des sentiments et la complexité des relations humaines, transformant la comédie en une œuvre plus sombre et profonde.
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