Synthèse : L’étude de la mythologie dans «Phèdre» révèle une complexité qui dépasse la simple ornementation. Racine, imprégné de l’hellénisme et des débats de son temps, utilise les dieux comme des ancêtres dont l’influence détermine le destin des personnages. Ces derniers, liés au divin par leurs origines, incarnent des forces contradictoires, de la fermeté d’Aricie à la culpabilité d’Hippolyte. Phèdre, quant à elle, est tiraillée entre la lumière de ses ancêtres solaires et les ténèbres de son héritage infernal.
L’intervention des dieux, notamment Vénus et Neptune, se manifeste par une ironie cruelle. Vénus, cause de la passion fatale de Phèdre, devient une excuse à son égarement, tandis que Neptune, protecteur de Thésée, se venge d’Hippolyte. Racine, à travers cette tragédie, interroge la part obscure de l’homme, ses désirs refoulés et son incapacité à discerner le juste de l’injuste, rejoignant ainsi les préoccupations jansénistes de son époque.
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