Synthèse : L’analyse du Tartuffe révèle chez Molière une ambivalence comique, où le rire, moteur essentiel de la pièce, côtoie des zones d’ombre, notamment lorsque le dramaturge explore les conséquences néfastes de l’hypocrisie. Si les ressorts traditionnels du comique — observation des ridicules, grossissement farcesque, jeux de scène — foisonnent, ils sont tempérés par l’engagement moral de l’auteur. L'œuvre dévoile ainsi une galerie de personnages grotesques et pervers, dont l'odieux démasque la dimension tragique. Ce double registre, oscillant entre bouffonnerie et critique sociale, atteste d'une complexité qui dépasse la simple visée divertissante, interrogeant le public sur la nature humaine et les dangers de l’illusion.
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