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Molière - Le Misanthrope - contradiction et contrariété

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Synthèse : Le Misanthrope révèle une unité d'action assurée par le procédé comique de la contrariété, qui pulse au cœur de l'œuvre. Molière érige Alceste en figure de la contradiction, un personnage dont l'humeur est constamment contrariée par les autres, induisant ainsi des réactions violentes et paradoxales. Le misanthrope, constamment en opposition, provoque et est provoqué, s'inscrivant en contraste avec le milieu mondain dans lequel il évolue. Cette posture engendre un style vif et heurté, qui s'oppose à la fluidité des dialogues de Philinte ou Célimène. L'intrigue est ponctuée de contretemps, retardant ou interrompant l'explication amoureuse cruciale. Cette suspension de l'action, nourrie de « fâcheux », intensifie les rapports conflictuels et transforme Alceste en la première victime de sa propre contradiction, un principe déjà expérimenté par Molière dans son ballet des Incompatibles et dans les Fâcheux, qui préfigure le Misanthrope.


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