Synthèse : L’analyse proposée explore la fonction littéraire et métaphysique du «complot» dont Rousseau se dit victime, et qui l’a conduit à une solitude radicale. Ce complot, qu’il soit réel ou imaginaire, est envisagé comme un révélateur de la fausseté inhérente à la société, corrompue par la vanité et l’amour-propre. L’auteur met en lumière la transformation de l’amour en haine, et l’exil de Jean-Jacques hors de l’état civil, le rapprochant d’un état de nature où l’isolement est la condition sine qua non de l’expérience de l’existence. Le texte met en perspective la souffrance endurée par Rousseau, qui se convertit en une quête de l’origine et d’une innocence perdue, trouvant dans l’écriture des «Rêveries» un moyen de se retrouver et de transcender le malheur. L’analyse souligne enfin le rôle rédempteur de l’écriture, qui permet de transformer le chaos de la vie en une musique de l’origine, et de redoubler l’existence par la joie du temps retrouvé.
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