Synthèse : Dans «Pour fêter une enfance», section inaugurale d’«Éloges» de Saint John Perse, l’enfance est érigée en mythe fondateur. L’auteur y déploie une poétique de l’hommage, mêlant registres épique et épidictique pour célébrer une enfance mythique, universelle et ancrée dans un décor antillais réinventé. Le poète, usant d’une première personne englobante, sonde les souvenirs, révélant un regard cyclique et paradoxal, où se conjuguent peur et harmonie. L’œuvre convoque des figures féminines, maternelles et muséales, et s’appuie sur une amplification lexicale et une esthétique de l’adresse, empruntant au sacré pour magnifier le pouvoir des mots. Le verset, forme privilégiée, épouse le souffle épique d’une œuvre qui, par l’évocation et la célébration, interroge la perte et la quête d’un âge d’or.
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