Synthèse : «Thérèse Raquin» de Zola, fruit de dix années de réflexions, s’inscrit dans une démarche scientifique, empruntant à Taine l’idée que «le vice et la vertu sont des produits». L’auteur y explore les tempéraments, les «poussées de l'instinct», et les «détraquements cérébraux», réduisant les personnages à leur physiologie. L'œuvre, cependant, transcende le projet initial par l'intrusion du fantastique, des fantasmes et des hantises personnelles de l'écrivain, notamment la peur de la Femme et de la mort. Malgré l'utilisation de procédés mélodramatiques, «Thérèse Raquin» marque l'histoire du roman français par son intensité dramatique et son imaginaire riche. L'accueil critique fut initialement hostile, l'œuvre étant qualifiée de «littérature putride», mais la polémique contribua à son succès, menant à une adaptation théâtrale qui, elle, ne rencontra pas le même engouement.
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