Synthèse : L’analyse de Tartuffe révèle une dramaturgie composite, articulant les ressorts de la farce, de la comédie à l’italienne et de la tragédie autour de la figure de l’hypocrite, clé de voûte d’un système éminemment théâtral. Molière, en s’inspirant de modèles littéraires préexistants, dépeint une société où l’hypocrisie religieuse, amplifiée par l’ostentation et la manipulation, masque une soif de pouvoir et d’intérêt. L’auteur déconstruit ainsi le personnage de l’hypocrite, en le plaçant au centre d’un mécanisme de duperie où les masques tombent progressivement, révélant les contradictions et les faiblesses de son jeu. L'étude souligne la dimension politique de l'œuvre, audacieuse dans sa critique de l'Église et de ses dévots, et éclaire la tension entre la satire mordante et l’intervention royale. La pièce, finalement, questionne le rôle de la comédie en tant qu'outil de dénonciation et de réforme morale.
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