Synthèse : La famille Solal, attachée aux traditions juives, voit en Solal, leur fils unique, un être exceptionnel. Contrairement à ses proches pittoresques et naïfs, Solal aspire à une vie différente. Il séduit la femme du consul français, apportant la honte sur sa famille, puis épouse une chrétienne et devient ministre. Rejetant ses origines, il rompt avec sa femme et sa carrière pour finalement mettre fin à ses jours, renaissant tel un nouveau dieu solaire.
L'amour occupe une place centrale dans le roman, exaltant le sentiment amoureux tout en le démystifiant. Albert Cohen questionne le lyrisme amoureux et dépeint l'amour comme grandiose mais aussi misérable, source de bonheur et de tromperie. Le thème de l'exil et de l'errance, notamment juive, est exploré à travers le personnage de Solal en quête de vérité et de réconciliation entre ses différentes identités. Le roman est imprégné de références mythologiques, associant Solal à des figures divines telles qu'Apollon, Dionysos ou même Jésus-Christ, dans une quête de renaissance et de purification.
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