Synthèse : La relation fusionnelle entre Albert Cohen et sa mère, empreinte d'un amour exclusif et étouffant, est au cœur de ce récit poignant. L'auteur exprime des remords posthumes et des regrets de ne pas avoir suffisamment prouvé son amour de son vivant. Il évoque également le poids de l'antisémitisme et la judéité qui habite sa mère. À travers des passages empreints de culpabilité et de douleur, Cohen semble chercher à exorciser le malheur d'être orphelin. Il se fait moralisateur, incitant à aimer les mères mieux qu'il ne l'a fait lui-même. Dans un style puissant et prolixe, l'auteur démythifie la passion amoureuse avec cynisme, tout en dévoilant une certaine mièvrerie. Ce chef-d'œuvre littéraire, salué comme la plus belle histoire d'amour par Marcel Pagnol, est devenu un classique des hommages maternels, traduit dans de nombreuses langues.
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