Synthèse : Barbey d'Aurevilly critique Diderot en le comparant à un peintre qui cherche à se mettre en avant plutôt que de mettre en valeur les œuvres d'art. Diderot conjugue une attention extrême à une désinvolture qui laisse place à l'imagination et à la fantaisie. Sa critique d'art oscille entre fidélité à la description des œuvres et liberté d'interprétation, parfois au détriment de l'original. Il mêle l'éloge et le blâme avec humour et ironie, tout en instaurant un dialogue vivant avec les œuvres et en explorant les frontières entre les arts. Sa prose poétique vise à rendre vivantes les œuvres muettes, à les animer par le langage, pour approcher l'Idée et le Beau. En somme, Diderot réinvente la critique d'art en laissant parler les tableaux et en invitant le lecteur à une promenade poétique à travers les Salons.
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