⇠ L'Assommoir - Une oeuvre réaliste ? L'Assommoir - exploités, exploiteurs ⇢

L'Assommoir - analyse de l'espace dans le roman

     Page vue 44 fois, dont 6 fois ce mois-ci.

Zola - L'Assommoir - analyse de l'espace dans le roman

Synthèse : Gervaise, dès les premières pages du roman, est enfermée dans un univers oppressant, coincée entre un abattoir et un hôpital, abandonnée par Lantier. Le faubourg où elle évolue est dépourvu de nature, saturé de regards hostiles et jaloux, et dominé par une imposante maison ouvrière aux murs délabrés, préfigurant les immeubles prolétariens de Céline. Cette bâtisse labyrinthique, dont l'escalier évoque un puits noir, symbolise la déchéance inexorable de Gervaise, qui finit par s'installer dans une niche sous cet escalier. La saleté omniprésente, des linges sales au corps négligé de Gervaise, accentue cette descente aux enfers. Les lieux qu'elle fréquente, tels que le lavoir et L'Assommoir, le café du père Colombe, sont des espaces de violence et de perdition, exerçant une influence destructrice sur le milieu ouvrier. Le quartier, comparable au Voreux de Germinal, dévore quotidiennement ses travailleurs, tandis que le Louvre, visité lors de la noce, incarne un monde bourgeois et inaccessible, étranger à la réalité de Gervaise.


Contenu réservé aux abonnés

Le contenu principal de cette analyse est réservé aux abonnés. Pour y accéder, veuillez vous connecter ou souscrire à un abonnement.

   

Texte de Référence

Veuillez sélectionner un texte.