Synthèse : L’étude révèle le fonctionnement implacable d’une mécanique régie par les lois du sang et les pressions sociales, au sein de «Thérèse Raquin». Zola y poursuit une intention noologique, cherchant à valider une hypothèse scientifique : la négation du libre-arbitre, au profit d’une explication des conduites par des causes biologiques et sociologiques. Le roman expose ainsi, de manière démonstrative, la prédétermination des mobiles criminels par les tempéraments et les circonstances. Le remords, loin d’être une crise morale, se manifeste comme un désordre organique, souligné par des motifs scénaristiques concrets, tels que la morsure au cou de Laurent. Cependant, sous cette rigoureuse progression naturaliste, se révèle une dimension pathétique, notamment à travers la souffrance de Thérèse et de Mme Raquin, transformant les personnages en victimes exemplaires d’un destin implacable.
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