Synthèse : Rousseau, dans sa théodicée, disculpe Dieu de la responsabilité du mal en insistant sur sa bonté et sa justice inhérentes à l'ordre universel. L'harmonie de la nature, bien qu'imparfaite à l'échelle humaine, est intrinsèquement bonne, et les maux apparents ne résultent que de la perception erronée et des erreurs humaines. Rousseau réfute l'idée d'une méchanceté innée chez l'homme, le considérant naturellement bon, et attribue l'origine du mal à la corruption de l'amour de soi en amour propre, exacerbée par le progrès social et historique. Il s'oppose au matérialisme de ses contemporains en maintenant un dualisme entre l'âme et le corps, où la conscience et la liberté s'opposent aux passions corporelles, entraînant une perte d'unité intérieure malgré le gain de liberté.
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