Synthèse : Rousseau explore la genèse du mal en attribuant la source de notre misère à nos "funestes progrès", une déviation de la "simplicité primitive" vers un désir insatiable de superflu qui perturbe l'ordre naturel. Il critique le progrès, non comme une avancée morale, mais comme une source de corruption qui exacerbe les passions et les inégalités, transformant la perfectibilité humaine en un vecteur de malheur. À travers la fiction de "l'état de nature", Rousseau imagine un homme primitif, innocent et libre, mais souligne que cet état n'est qu'une abstraction, jamais un moment historique réel. La socialisation, bien que nécessaire pour le développement humain, engendre des maux tels que la propriété et la guerre, masquant la violence sous l'hypocrisie des mœurs civilisées. Ainsi, Rousseau pose une question provocante : le progrès est-il intrinsèquement lié à la perversité humaine ? Cette réflexion conduit à une aporie où le progrès, indispensable à l'humanité, semble inévitablement destructeur, plongeant la pensée rousseauiste dans un pessimisme profond.
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