Synthèse : L’œuvre monumentale que constitue «La Nouvelle Justine ou les malheurs de la vertu», fruit de plus de dix années de labeur, s’inscrit dans une production sadienne complexe, qu’il convient de distinguer des versions antérieures de 1787 et 1791. Ce roman, dont l’ampleur préfigure celle de «l’Histoire de Juliette», explore avec une intensité crue les abysses de la perversion humaine. L’intrigue suit le parcours tragique de Justine, jeune orpheline confrontée à la cruauté d’une société où la vertu se révèle être une source inépuisable de malheurs. Délaissée par sa sœur Juliette, qui embrasse une voie libertine, Justine est constamment trahie et exploitée, victime de prédateurs qui la réduisent à un simple objet de désir ou la rendent complice de leurs crimes. L’accumulation des épreuves, la répétition des sévices, conduisent Justine à une connaissance désespérée de la nature humaine, tandis que Sade, par cette accumulation, dresse un tableau impitoyable de la société.
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