Synthèse : L’analyse se penche sur la scène 2 de l’acte I de «L’Avare», où Molière met en place les ressorts dramatiques de la pièce, notamment à travers la confession de Cléante. Ce dernier, en se dévoilant à sa sœur Élise, révèle une «faiblesse de volonté» qui le prédispose à la prodigalité. L’étude met en lumière la rhétorique de Cléante, qui anticipe et rejette les conseils de prudence, illustrant ainsi une forme d’acrasie, ce paradoxe philosophique où la volonté s’oppose à la raison. L’auteur souligne le glissement de Cléante, d’une joie mesurée à une quête de plaisirs démesurés, alimentée par le ressentiment filial et une volonté d’échapper à l’avarice paternelle. L’analyse met en évidence le projet hédoniste de Cléante, qui privilégie le présent au détriment de l’avenir, et qui préfigure sa révolte contre l’autorité paternelle.
Contenu réservé aux abonnés
Le contenu principal de cette analyse est réservé aux abonnés. Pour y accéder, veuillez vous connecter ou souscrire à un abonnement.