Montaigne - Les Essais; III, 9 - De la vanité - analyse
Synthèse : La présente réflexion de Montaigne, extraite de "De la Vanité", s’articule autour de l’acte d’écrire, perçu comme une nécessité intrinsèque et un destin. L'auteur dépeint son entreprise comme la transcription constante et incessante de ses pensées, un processus où la fortune et les actions se trouvent éclipsées par la fantaisie créatrice. Il s’ensuit une critique virulente de l’abondance littéraire contemporaine, assimilée à une prolifération d’écrits vains et ineptes, symptomatique d’une décadence morale et politique. Montaigne déplore l'absence d'une "coercition" face à ces "écrivains ineptes", responsables, au même titre que les acteurs de la corruption du siècle, de la propagation d'une "saison des choses vaines". L'essai, empreint d'une conscience aiguë de la vanité et d'une ironie mordante, se conclut par une auto-dépréciation calculée, plaçant l'auteur parmi les derniers à être "mis la main dessus".
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