Synthèse : L'œuvre quignardienne explore la genèse d'une nature morte de Lubin Baugin, artiste oublié, à travers la fiction recréant le musicien Sainte Colombe et le peintre Baugin. La rencontre entre les deux artistes, évoquée dans le livre et le film "Tous les matins du monde" de Corneau, révèle une profonde connivence artistique et humaine. La peinture, tout comme la musique, offre un refuge face à la mort et permet des instants de bonheur partagé. Le film de Corneau, par ses plans iconiques et sa dimension picturale affirmée, dialogue avec l'esthétique des vanités du XVIIe siècle, notamment à travers les styles de peinture de Philippe de Champaigne et Georges de la Tour. Cette œuvre cinématographique, tout comme le texte de Quignard, apporte une contribution philosophique et esthétique majeure à la réinvention de la littérature et du cinéma à la fin du XXe siècle.
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