Synthèse : Ce chapitre liminaire de «L’Abbesse de Castro» se révèle être une véritable charte poétique, définissant les contours d’une chronique stendhalienne novatrice. L’auteur y déploie une fresque historique aux multiples fonctions : il circonscrit le genre par une double définition, intrinsèque et extrinsèque, tout en esquissant une perspective morale singulière, celle de la passion, opposée à l’esprit de galanterie. La figure du narrateur, traducteur faussement neutre, se dessine également, entretenant une confusion fertile entre l’auteur et son porte-parole, et ouvrant la voie à une expérience de retour dans le temps. Enfin, l’espace et le temps du récit sont structurés symboliquement, opposant le passé au présent et les lieux clos aux espaces ouverts, pour créer un espace-temps onirique, propice à la rêverie et à la fiction.
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