Ch. 1: incipit
Synthèse : Le premier chapitre de «Candide» s’inscrit dans la tradition du conte philosophique, comme en témoignent l’intemporalité du récit et l’emploi de l’imparfait pour la description d’un cadre spatial et d’une ambiance qui évoquent les contes de fées. Voltaire y dépeint une aristocratie caricaturale, incarnée par un baron ridicule et une baronne dont la seule qualité est l’embonpoint, et une jeune fille, Cunégonde, dont la beauté est avant tout érotique. Pangloss, précepteur de Candide et adepte d’un optimisme béat, est présenté comme le prophète d’une philosophie dévoyée, dont les sophismes masquent la réalité. L’auteur met ainsi en place une structure narrative efficace, usant du burlesque et de l’ironie pour déconstruire les illusions aristocratiques et philosophiques, et amorcer le périple initiatique de Candide vers la sagesse. Ce chapitre inaugural, à l’instar de «L’Ingénu», révèle le talent de Voltaire pour la satire et la critique des idées de son temps.
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