Synthèse : Lundi 9 février 1671, Madame de Sévigné confie à sa fille, Madame de Grignan, l’intensité de ses sentiments. La lecture des lettres de sa correspondante, paradoxalement, la submerge d’émotion, suscitant des «pleurs en abondance» malgré les bonnes nouvelles qu'elles contiennent. L’amour maternel, exacerbé par l’éloignement, se manifeste par une pensée constante et une identification au voyage de sa fille, dont elle suit le parcours avec anxiété et tendresse. L’épistolière se projette dans le périple, imaginant les dangers potentiels et se préoccupant des détails matériels, notamment des conditions météorologiques. L'absence de sa fille devient une souffrance obsédante, comblée uniquement par l'attente des lettres, seule «consolation» qu'elle désire.
Contenu réservé aux abonnés
Le contenu principal de cette analyse est réservé aux abonnés. Pour y accéder, veuillez vous connecter ou souscrire à un abonnement.