Synthèse : Le Guépard de Giuseppe Tomasi di Lampedusa ne se limite pas à un simple roman historique sur la Sicile post-Garibaldi. En explorant l'évolution du protagoniste, le Prince, l'auteur soulève des questions existentielles profondes, loin des crises modernes de la conscience. L'année 1860, au cœur de l'œuvre, offre un miroir des bouleversements sociologiques et historiques. Lampedusa semble s'identifier au Prince, créant ainsi une "pluri(auto)biographie" complexe. L'ironie bienveillante de l'auteur contraste avec le pessimisme documentaire des Princes de Francalanza, échappant aux catégorisations simplistes de roman historique ou autobiographique. Certains critiques, comme Sciascia, remettent en question la sensibilité historique de Lampedusa, accusant Le Guépard d'être un alibi de l'aristocratie décadente. Entre critiques politiques divergentes, l'œuvre se révèle être une confession autobiographique transposée dans un contexte historique riche en nuances.
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