Synthèse : L'œuvre voltairienne, «Candide», se révèle être une critique acerbe de la guerre, fléau omniprésent et destructeur. Dès les premiers pas de Candide hors du château de Thunder-ten-tronckh, le lecteur est plongé dans l'horreur d'une boucherie absurde opposant Abares et Bulgares, une violence gratuite qui se manifeste par des descriptions crues et macabres. Voltaire, loin de glorifier l'héroïsme, dénonce l'absurdité de ces conflits, soulignant l'inhumanité des hommes qui, au nom du «droit public», se livrent à des actes barbares. La guerre, omniprésente dans le périple de Candide, ravage le monde, des affrontements entre Espagnols et jésuites aux batailles navales, révélant le triomphe de la cruauté et la faillite de l'optimisme. Candide, témoin de cette débauche de violence, conclut avec lucidité «qu'il y a quelque chose de diabolique dans cette affaire».
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