Synthèse : L'étude du «Menteur» de Corneille révèle une facette méconnue de l'auteur, celle d'un dramaturge s'adonnant aux codes de l'esthétique baroque, en 1644. Loin de la rigueur classique du «Cid», la pièce explore un univers où le paraître prime, influencé par le concept de «Theatrum Mundi», faisant de Paris une scène où chacun joue un rôle. Le héros, Dorante, incarne cette métamorphose, troquant la robe d'étudiant pour l'épée du soldat, et manipulant la réalité à travers le mensonge, érigé en art créatif. L'analyse met en lumière la figure de Dorante, un «Protée» qui refuse la fixité, et dont l'inconstance amoureuse et identitaire reflète l'agilité baroque face à un monde en perpétuel changement. Enfin, le texte souligne la virtuosité du langage de Dorante, qui, grâce à l'hypotypose, transforme le «Vrai» en «Vraisemblable», et interroge la modernité de cette esthétique, anticipant les mises en scène contemporaines sur les réseaux sociaux.
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