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Verlaine - Poèmes saturniens - Mélancholia - Mon rêve familier - analyses

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Verlaine - Poèmes saturniens -Mélancholia: Mon rêve familier

Synthèse : Un rêve récurrent et envoûtant hante le poète, celui d'une femme mystérieuse qu'il aime et qui l'aime en retour. Cette figure onirique, à la fois familière et insaisissable, incarne une compréhension parfaite de son être, dissipant les tourments de son âme. Elle seule sait apaiser son front blême par ses larmes bienfaisantes. L'identité de cette femme demeure incertaine : sa chevelure, son nom échappent à la mémoire du rêveur, bien que leur douceur et leur musicalité évoquent les êtres chers perdus. Son regard, semblable à celui des statues, et sa voix, empreinte de calme et de gravité, rappellent les voix aimées et disparues, conférant à cette apparition une aura intemporelle et mélancolique.

je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant

D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime

Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même

Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur, transparent

Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème

Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,

Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? - je l'ignore.

Son nom? je me souviens qu'il est doux et sonore

Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,

Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a

L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

   

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