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Abbé Prévost - Manon Lescaut - les intentions de l'auteur

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Synthèse : L’étude aborde la tension, constitutive du roman, entre la volonté d’«instruire en amusant» et les intentions parfois plus complexes, voire paradoxales, des romanciers. L’analyse, partant de la préface de «Manon Lescaut» de l’abbé Prévost, met en lumière la visée didactique et morale souvent revendiquée, héritée de l’exemplum médiéval et illustrée par des œuvres comme «La Princesse de Clèves». Cependant, l’étude explore également l’«immoralisme» ou l’«amoralisme» de certains auteurs, qui, à l’instar de Sade ou Diderot, utilisent le roman comme un espace de subversion des normes, voire d’expérimentation esthétique. L’article examine ensuite l’évolution de la fonction du roman, de l’œuvre à visée utilitaire à l’œuvre privilégiant le «placere» au «docere», et l’avènement d’une esthétique du brouillage du sens, notamment chez Dostoïevski et Butor. Enfin, il s’interroge sur la réception problématique des œuvres, soulignant comment le lecteur, loin d’être un simple récepteur, peut «déjouer» les intentions de l’auteur et participer activement à la création du sens, comme le démontre l’analyse de «Jacques le fataliste» et la théorie de la lecture créatrice d’Umberto Eco.


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