Synthèse : L’étude proposée met en lumière la cohérence de l’œuvre autobiographique de Rousseau, envisagée comme un triptyque. Les «Confessions», œuvre apologétique visant à la justification de soi, révèlent un double échec, ouvrant la voie aux «Dialogues, ou Rousseau juge de Jean-Jacques», témoignage d’un déchirement profond. Enfin, les «Rêveries du promeneur solitaire», écrites pour soi, semblent marquer une quête de sérénité retrouvée. L’analyse souligne la modernité de Rousseau, père de l’autobiographie, qui, à la différence de ses prédécesseurs, Montaigne ou Saint Augustin, s’attache à dévoiler l’homme «selon la nature», dans sa totalité, y compris ses aspects les plus intimes. L’article précise les caractéristiques du genre autobiographique, tel que défini par Philippe Lejeune, et le distingue des formes narratives proches, telles que les mémoires ou les romans à la première personne.
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