Synthèse : "Le Prince travesti" de Marivaux, en résonance avec son œuvre antérieure, réemploie des figures familières comme Lélio, Arlequin et Lisette, tout en complexifiant les dynamiques amoureuses. L'intrigue, tissée autour d'un triangle sentimental où la Princesse, Hortense et Lélio s'entremêlent, est enrichie par le jeu des masques et des identités secrètes. La pièce met en lumière le rôle crucial des mots, non seulement comme outils de séduction et de dissimulation, mais aussi comme vecteurs de l'action dramatique, comme l'atteste l'analyse des dialogues et les réflexions métathéâtrales. De surcroît, l'auteur incorpore des éléments romanesques, notamment à travers des retours en arrière temporels et des scènes inspirées de la littérature d'aventures. L'échec de la pièce lors de sa création laisse entrevoir les difficultés d'adaptation du public face à ces audaces dramaturgiques.
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