Synthèse : L’étude proposée sonde les liens complexes entre le fantastique et le naturalisme dans «Thérèse Raquin» de Zola. L’analyse met en évidence l’intrusion, dès le meurtre de Camille, d’éléments relevant du registre fantastique, notamment à travers la récurrence d’hallucinations, de cauchemars et de manifestations spectrales. L’auteur s’interroge sur la compatibilité de ces éléments avec les principes du naturalisme, qui privilégie l’observation scientifique et l’explication rationnelle des phénomènes. La présence de modalisateurs, révélant la subjectivité des perceptions de Thérèse et Laurent, suggère que le fantastique est avant tout d’ordre psychologique, résultant des remords et de la folie des personnages. Ainsi, le «fantastique» se révèle être une conséquence des dérèglements mentaux, et non une transgression du réel, ce qui permet à Zola d’inscrire le récit dans une démarche naturaliste, voire hyperréaliste, où la psychologie humaine devient le principal objet d’étude. La conclusion souligne que le roman explore les limites de la raison et de la perception, tout en maintenant une approche scientifique, faisant de «Thérèse Raquin» une œuvre où le fantastique est subordonné à l’analyse des mécanismes psychologiques.
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