⇠ Verlaine - La Bonne chanson - Le soleil du matin - analyse

Verlaine - Le paysage dans le cadre des portières - analyses

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Verlaine - Le paysage dans le cadre de la portière - analyse

Synthèse : Le poème capture la frénésie du paysage défilant à travers la fenêtre d'un train, où plaines, arbres et cieux se fondent dans un tourbillon effréné, ponctué par la chute des poteaux télégraphiques. Le vacarme du charbon brûlant et de l'eau bouillante évoque une cacophonie chaotique, amplifiée par des cris perçants. Pourtant, au cœur de ce tumulte, l'évocation d'une vision blanche et d'une voix douce offre au poète une sérénité intérieure. Le Nom, noble et mélodieux, devient l'axe central autour duquel s'organise ce chaos, harmonisant le rythme brutal du wagon avec une douceur inattendue.

Le paysage dans le cadre des portières

Court furieusement, et des plaines entières

Avec de l'eau, des blés, des arbres et du ciel

Vont s'engouffrant parmi le tourbillon cruel

Où tombent les poteaux minces du télégraphe

Dont les fils ont l'allure étrange d'un paraphe.

Une odeur de charbon qui brûle et d'eau qui bout,

Tout le bruit que feraient mille chaînes au bout

Desquelles hurleraient mille géants qu'on fouette ;

Et tout à coup des cris prolongés de chouette.

- Que me fait tout cela, puisque j'ai dans les yeux

La blanche vision qui fait mon coeur joyeux,

Puisque la douce voix pour moi murmure encore,

Puisque le Nom si beau, si noble et si sonore

Se mêle, pur pivot de tout ce tournoiement,

Au rythme du wagon brutal, suavement.

   

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