Synthèse : L’article analyse la faillite de l’Union Générale en 1882, événement majeur du paysage bancaire français, et ses conséquences. Fondée en 1875 par des monarchistes catholiques, la banque, dirigée par Paul Eugène Bontoux, connut une ascension fulgurante, soutenue par des investissements ambitieux et une spéculation effrénée. L’essor de l’Union Générale, qui visait à concurrencer les grandes banques «juives», s’accompagna de pratiques financières douteuses et d’une manipulation de l’opinion publique, orchestrée par une presse complaisante. Le krach de 1882, déclenché par une troisième augmentation de capital, révéla les faiblesses du système et précipita une crise boursière et économique de grande ampleur. L’article souligne également le rôle de l’antisémitisme dans ce contexte, la faillite étant imputée aux Rothschild et servant de catalyseur à une idéologie antisémite qui se développa et se diffusa largement.
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