Synthèse : Les personnages des "Femmes savantes" défendent une conception encyclopédique du savoir, inspirée des salons précieux du XVIIe siècle, mais qui prendra toute sa mesure au XVIIIe siècle. Philaminte incarne une vision libérale du savoir, mêlant littérature, sciences, et philosophie, dans un projet pratique plutôt qu'organique. Pour ces femmes, le savoir est un moyen d'émancipation, mais qui reste inaccessible, les condamnant à une vie fictive. Ce rapport au savoir devient une vocation, offrant des échappatoires limités comme la lecture de fiction, la vocation religieuse ou l'addiction au savoir, cette dernière étant moralement condamnable et socialement incontrôlable. L'opération de soustraction au réel par le savoir implique un dualisme radical, mettant en péril l'intégrité corporelle.
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