Synthèse : L'analyse de cette scène liminaire révèle une double visée chez Marivaux : d’une part, la déconstruction satirique de la querelle des Anciens et des Modernes, opérée par le biais des propos erratiques de Trivelin ; d’autre part, la mise en place d’un renversement des valeurs héroïques, incarné par ce valet dépeignant une figure désacralisée. La confusion assumée des références, associée à l’emploi d'un langage trivial, ridiculise les prétendus lettrés en les ravalant au rang d’une « bande » grotesque. L'indéfinition et la répétition de « vieux » soulignent ironiquement l'obsolescence des Anciens, tandis que le statut de Trivelin, double inversé de Lélio, expose la corruption des idéaux, la fuite de la grandeur. On y découvre ainsi une réflexion subtile sur la sincérité et l'acceptation du réel, à travers la figure de Trivelin qui s'oppose à la duplicité de Lélio.
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