Synthèse : Le poème «Spleen» de Verlaine, issu de la section «Aquarelles» de «Romances sans paroles», s’inscrit dans une filiation baudelairienne tout en s’en démarquant. L'analyse révèle une exploration de la lassitude et de la mélancolie, distinctes du «spleen» baudelairien, à travers une ambivalence féminine, oscillant entre proximité et distance. L’étude met en lumière l’excès et la démesure, Verlaine employant des correspondances sensorielles et chromatiques pour traduire un malaise profond, exacerbé par l'emploi d'adverbes d'intensité et d'anaphores. Enfin, le texte souligne le rapport douloureux au temps, entre un passé marqué par l'excès et un futur incertain, où l'attente et l'angoisse se mêlent. L’ensemble du poème traduit l’inquiétude du poète, constamment tiraillé entre le souvenir et l'attente, dans une poésie où se conjuguent fatalité extérieure et intériorité.
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