Synthèse : L’étude proposée s’interroge sur la notion de «forme» dans le théâtre racinien, dépassant la simple opposition entre apparence et essence pour explorer la dynamique de la lecture et de l’écriture comme construction d’un «dispositif textuel». L’analyse se concentre sur la rhétoricité des pièces de Racine, en particulier celles au programme de l’agrégation de 2011, afin de cartographier les «terres raciniennes». L’auteur met en évidence une tension entre l’exposition et l’invalidation de la parole, notamment dans des scènes prototypiques où le dysfonctionnement de la parole est thématisé. Deux modèles de fonctionnement discursif sont identifiés : la parole comme acte, liée à la rhétorique persuasive, et la parole comme signe, ancrée dans l’exégèse. L’originalité du théâtre racinien résiderait dans un processus paradoxal, une «technique de l’attentio déceptive», qui suscite l’attente d’un modèle pour mieux la décevoir, créant ainsi une forme en perpétuel mouvement, un «jardin aux sentiers qui bifurquent».
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