Synthèse : Les définitions de l’allégorie dans les manuels modernes divergent, allant de la personnification d’un abstrait à une manipulation plus large du sens. Chez Baudelaire, les majuscules signalent l’élévation des abstractions au statut de noms propres, créant des allégories marquantes. Les allégories peuvent être précodées par la culture ou renouvelées, passant de stéréotypes à réalisations originales. Baudelaire utilise des allégories psychologiques pour dramatiser les états d’âme, sans nécessairement recourir à la personnification. L’allégorie se distingue de la métaphore filée par son discours cohérent et la coexistence de sens littéral et figuré. Chez les romantiques, l’opposition entre allégorie et symbole met en lumière l’opacité du symbole et la transparence de l’allégorie, ainsi que la motivation du symbole et l’arbitraire de l’allégorie. Baudelaire, entre allégorie et symbole, valorise l’allégorie comme miroir de soi et outil de dépersonnalisation, tout en explorant également le symbolisme dans ses poèmes.
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