Synthèse : Marivaux, à travers ses pièces, suscite des débats sur la nature du "marivaudage", entre une parole subtile et affectée. Les personnages de l'auteur jonglent entre une parole de l'esprit, trompeuse, et une parole du cœur, sincère et libératrice. L'amour est exprimé de manière indirecte, suggéré plutôt que dit explicitement, pour des raisons psychologiques, culturelles et esthétiques. La langue codée et suggestive de Dorante contraste avec la froideur du comte, soulignant l'importance du dosage et de la précision dans l'expression des sentiments. La parole devient un jeu pour les personnages, un art et un plaisir, révélant les subtilités et les enjeux des interactions verbales dans les salons de l'époque.
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