Synthèse : L'argent règne en maître au XIXe siècle, façonnant la littérature et la société. Balzac et Zola illustrent brillamment cette obsession de la richesse à travers des personnages tels que Rastignac, Emma Bovary, ou les Rougon-Macquart. L'argent devient le moteur des ascensions sociales, la source de toutes les ambitions et la malédiction de ceux qui s'y perdent. Les écrivains, tels Balzac et Baudelaire, sont eux-mêmes hantés par les dettes, tandis que l'édition se transforme pour répondre à une demande croissante. La littérature se trouve confrontée à une distinction entre noble et "facile", tandis que la presse à grand tirage et le roman-feuilleton bouleversent le paysage littéraire. Face à cette montée en puissance de l'argent, certains artistes, comme les symbolistes, prônent l'art pour l'art, rejetant toute utilité. Ce siècle d'argent et de lettres voit se jouer un dilemme entre servir Dieu ou l'argent, entre la pureté artistique et la réussite matérielle, mettant en lumière les tourments et les choix des créateurs de cette époque tourmentée.
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