Synthèse : L’analyse de «Phèdre» révèle une typologie tripartite de la parole, essentielle à la compréhension de la tragédie racinienne. La parole «innocente» de Thésée, ignorant les conséquences de ses actes, contraste avec la parole médiatrice des confidents, Oenone et Théramène, qui orchestrent la révélation. Enfin, la parole «coupable» de Phèdre et Hippolyte, confrontés à leurs désirs et aux interdits paternels, cristallise les enjeux de la pièce. La sortie du silence de Phèdre, déclinée en trois temps, devant Oenone, Hippolyte et Thésée, illustre le pouvoir performatif du langage, qui précipite les personnages dans le tragique. L’étude met en lumière le processus de révélation et de transfert de la parole, soulignant son caractère irréversible et la métamorphose des personnages, hantés par le spectre du monstre.
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