Ronsard - Les amours de Cassandre - Comme un chevreuil ⇢

Ronsard - Les Amours de Cassandre - Ciel, air et vents… -

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Synthèse : Dans la 67e pièce des «Amours de Cassandre», Ronsard, s'adressant à la nature, déploie une rhétorique subtile pour exprimer son regret de n'avoir su dire adieu à Cassandre. Le sonnet s'articule autour d'une apostrophe à la nature, dont la description détaillée et hyperbolique, structurée en un ordre décroissant, met en valeur l'harmonie et la vitalité. Cette personnification de la nature, doublée d'allitérations intimistes, prépare le lecteur à une plainte amoureuse, révélant le ton élégiaque du poème. Le poète, rongé par la culpabilité et recourant aux codes de la poésie pétrarquiste, se met progressivement en scène, usant de métonymies et d'un champ lexical de la souffrance. L'œuvre se révèle être une méditation sur l'impuissance amoureuse et le pouvoir de la poésie, la nature devenant l'interprète du poète et le témoin de son génie. L'évocation de Cassandre apparaît ainsi comme un prétexte pour exalter le rôle du poète, maître des mots et interlocuteur privilégié de la nature.


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