Synthèse : L’étude se penche sur la place centrale accordée par Rousseau à la marche et à l’errance dans son œuvre, notamment dans « Les Confessions » et « Les Rêveries du promeneur solitaire ». L’auteur met en lumière la manière dont Rousseau associe la marche à pied à une « ambulante félicité », un état de conscience exacerbée et de pensée fertile. Cette expérience, souvent solitaire, permet à Rousseau de se sentir pleinement exister, de « penser, exister, vivre, être soi », et de transcender les contraintes du temps et de l'espace. L’analyse explore ensuite la dimension initiatique de la marche, qui conduit à une forme de souveraineté et de jouissance dans l’instant présent, notamment sur l’île de Saint-Pierre. Enfin, le texte met en regard la conception rousseauiste du rythme et de l’ataraxie avec la vision de Blake, soulignant les divergences quant à la perception du temps et de l’expérience humaine.
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