Les Confessions: « ambulante félicité » et jouissance de soi
Synthèse : L’étude se propose d’explorer la dimension existentielle et esthétique de la marche dans l’œuvre de Rousseau, en particulier dans «Les Confessions» et «Les Rêveries du promeneur solitaire». L’auteur met en évidence le lien profond entre le mouvement physique et l’éveil de la pensée, soulignant comment la marche, en tant qu’expérience solitaire, favorise une introspection intense et une conscience accrue de soi. La marche, synonyme de liberté et d’émerveillement, devient une quête de l’instant présent, une tentative de s’affranchir des contraintes temporelles et de trouver une forme de félicité. L’analyse met en lumière l’importance de l’isolement, de la contemplation de la nature et du rythme dans la quête d’une harmonie intérieure, qui préfigure l’esthétique romantique. Enfin, le texte souligne les paradoxes de cette quête, notamment la tension entre l’aspiration à l’éternité et la conscience de la fugacité de l’existence, et établit des liens avec la pensée de Nietzsche et de Blake.
Contenu réservé aux abonnés
Le contenu principal de cette analyse est réservé aux abonnés. Pour y accéder, veuillez vous connecter ou souscrire à un abonnement.