Synthèse : Dans l’échange vif et argumenté qui se déroule entre Béralde et Argan, ce dernier, personnage central du _Malade imaginaire_, incarne une critique acerbe et paradoxale de la médecine, et des médecins. Le dialogue s’articule autour de la défiance du premier envers l'art médical, qu'il qualifie de « folie » et de « momerie », le second se montrant, au contraire, atrocement crédule. Béralde, non sans un certain talent oratoire, déconstruit ainsi l'illusion d'une science faussement exacte. De la dénonciation du recours constant à la _doxa_ et au discours creux des médecins à la mise en avant du pouvoir curatif de la nature, le texte met en exergue l’incapacité d’Argan à nuancer son jugement. De plus, le dramaturge, par la bouche de Béralde, révèle une volonté de soumettre la comédie à une réflexion de fond sur la médecine. L’extrait s'achève sur une proposition de mariage, où Béralde plaide pour que le mariage d'Angélique ne soit pas assujetti à la passion, mais à l'inclination de sa fille.
Contenu réservé aux abonnés
Le contenu principal de cette analyse est réservé aux abonnés. Pour y accéder, veuillez vous connecter ou souscrire à un abonnement.